Accueil
TOP 10 / 2010 Imprimer Envoyer

9 films se détachent et 4 autres se partagent la 10ème place :
tournée (amalric), des hommes et des dieux (beauvois),
bright star (campion), poetry (lee chang dong).

DANS LE DÉTAIL, LES CHOIX DE CHAQUE RÉDACTEUR

MEHDI BENALLAL

1. Bright Star de Jane Campion
De son appartement de Jean-Claude Rousseau

3. Barbe-Bleue de Catherine Breillat
Tod und Teufel de Peter Nestler
La Vie au ranch de Sophie Letourneur

6. Entre nos mains de Mariana Otero
Film socialisme de Jean-Luc Godard
Liberté de Tony Gatlif

Cela ne fait pas dix films, mais on ne voit pas tout ce qu'on veut. Barbe-Bleue et Tod und Teufel ne sont passés, à ma connaissance, qu'une fois dans une salle de cinéma parisienne, le premier (qui est un téléfilm) à la Cinémathèque, le second pendant le dernier festival du Cinéma du Réel. Quant à De son appartement, c'est un film de 2007 qui n'est sorti à Paris qu'au Reflet Médicis, début décembre. A l'heure où j'écris ces lignes, il y passe toujours.



THIERRY CARTERET


1. The Social Network de David Fincher
A travers le portrait d’un « Citizen Kane » du web, le réalisateur américain livre un film de procès passionnant qui en dit long sur les nouveaux rapports sociaux.

2. Monsters de Gareth Edwards

Un film de science-fiction brillant qui transcende le genre, et au spectaculaire attendu préfère livrer une aventure poétique dans le fond très « Herzogienne ».

3. Inception de Christopher Nolan
Nolan invente avec ce film le blockbuster du 21ème siècle.

4. Shutter Island de Martin Scorsese
Entre le film d’épouvante gothique à la Mario Bava et le polar à la Samuel Fuller, Scorsese réalise un thriller virtuose.

5. Buried de Rodrigo Cortés
95 minutes sans sortir d’un cercueil, et ça fonctionne ! Une prouesse de suspense que n’aurait pas renié Sir Alfred Hitchcock.

6. City of Life and Death de Chuan Lu

Une fresque historique sur le massacre de Nankin de 1937 filmée dans un noir et blanc somptueux qui a la force et l’ampleur d’un documentaire d’archive.

7. Le guerrier silencieux (Valhalla Rising) de Nicolas Winding Refn
La rencontre improbable entre le film de vikings et le cinéma expérimental accouche d’une œuvre rugueuse et difficile d’accès mais qui mérite largement le voyage.

8. Outrage de Takeshi Kitano
Kitano revient à ses histoires de yakusas après celle du peintre raté de Achille et la tortue. Même si le film est une classique histoire de rivalités entre bandes mafieuses, la réalisation du cinéaste japonais n’a jamais été aussi fulgurante et rigoureuse.

9. Le bruit des glaçons de Bertrand Blier
L’auteur de Buffet froid retrouve sa verve d’antan. Le face à face entre Dupontel et Dujardin fonctionne à plein régime, et pourtant le sujet était plutôt casse-gueule.

10. Survival of the Dead de George A. Romero

Après un relativement décevant Diary of the Dead, le cinéaste en montre encore à ceux qui estimaient que Romero avait perdu le feu sacré depuis qu’il avait quitté les studios pour retourner en indépendant.




MAXIME CAZIN

Au mépris d’un grand nombre de films oubliés, ce bilan de l’année 2010 s’est constitué d’un maigre panel. La déception irrite au moment de jeter un œil dans notre mémoire. J’ai négligé le film de Weerasethakul, loupé "Poetry", et regretté l’absence à l’affiche du film allemand "Le braqueur". Un top trahit des vides, et je pense à ces films que je n’ai pas vus.

par ordre alphabétique:
A serious Man (les frères Coen)
Bad Lieutenant, escale à la Nouvelle-Orleans (W. Herzog)
Carlos (O. Assayas)
Des hommes et des dieux (X. Beauvois)
Kaboom (G. Araki)
Le nom des gens (M. Leclerc)
L’illusioniste (S. Chomet)
Tamara Drew (S. Frears)
The Ghost Writer (R. Polanski)
The Killer inside me (M. Winterbottom)



LAURENT DEVANNE


Le cinéma c'est une histoire d'électricité qui vous passe dans le cerveau, dans le corps; des stimulations, des éveils, des réminiscences, des connexions inattendues ; à ce petit jeu, les traces qui me restent de ces films sont forcément liées à ma petite histoire et non à la grande du cinéma. Je ne les comprends pas forcément mais elles sont bien réelles, et ce sont un peu elles qui me guident.

Mother - Bong Joon-Ho /  Poetry  - Lee Chang Dong
Deux films coréens, faux jumeaux ("Mother" / "Poetry"), deux femmes aimantes, Mères Courage, l'une aérienne, l'autre cruelle. Deux approches asymétriques, Lee Chang Dong tout en finesse, en douceur et Bong Joon Ho plus brutal, puissant et merveilleux acrobate des genres.

Tournée - Mathieu Amalric
Le retour d'Amalric dans un rôle taillé sur mesure. Mouvement de la grâce et plaisir de filmer (les femmes) qui transpirent à l'écran.

Social Network - David Fincher
Fincher nous embarque dans une mécanique de la déconstruction d'un génie, solitude des rois.

Des hommes et des dieux - Xavier Beauvois
Beauvois signe un beau film classique, plus spirituel que religieux, plus humaniste que politique, sur l'engagement et la résistance.

Les amours imaginaires - Xavier Dolan
Après une seconde vision, à distance du festival, je redécouvre "Les amours imaginaires" et tout ce qui m'y agaçait (les multiples artifices) dans ce cinéma de la caresse et de la claque finit par me séduire complètement.

Venus noire - Abdellatif Kechiche
Le film 'casse-geule de l'année mais qui tient debout' est assurément "Venus noire". Kechiche réussit un film complexe et puissant sur le spectacle et le regard du filmeur, du filmé et du regardant.

Le plein pays - Antoine Boutet
Autre affaire de regard, celui du documentariste Antoine Boutet qui filme avec justesse et dans sa temporalité, un homme singulier coupé du monde, infiniment touchant, sorte de sisyphe des bois.

A serious man- Coen
La comédie sans doute la moins drôle, la plus amère et dépressive des Coen.

La vie au ranch - Sophie Letourneur
Belle découverte de cette fin d'année, une mise en scène complètement audacieuse avec un travail très subtil sur le son qui donne tout son sens au film - l'histoire d'une adolescence qui s'en va; celle d'un individu qui se singularise petit à petit et quitte le groupe.




BENJAMIN FAURÉ


1-Inception (nolan)
2-Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies anterieures (weerasethakul)
3-The ghost-writer (polanski)
4-Les amours imaginaires (dolan)
5-Bright star (campion)
6-Toy story 3 (unkrich)
7-La princesse de Montpensier (tavernier)
8-Poetry (lee chang-dong)
9-Film socialisme (godard)
10-Mother (bong joon-ho)

En tête deux films riches et superbes, deux univers qui nous happent et matières à réflexions. Formellement aux antipodes, il nous plaît donc de placer aux côtés de la pompe de Nolan le merveilleux thaïlandais de Weerasethakul, Boonmee et son crépuscule silencieux. Ailleurs, les amours ne sont pas heureuses. Celles de Keats et Fanny gâchées par leur condition sociale et déchirées par la maladie. Celles de Dolan sont plus réjouissantes mais imaginaires. De son côté, la princesse reste seule. Les tableaux politiques de Polanski et de Godard sont assez peu portés sur l’utopie. La société exposée par les Sud-Coréens fait frémir. Enfin, dans une scène intense et magnifique, les jouets glissent vers la mort et se résignent à l’abandon (la main de tous saisie et regards troublés). Heureusement, Weerasethakul nous donne à voir l’autre côté et Nolan, par inception, nous faire croire à autre chose.




TIMOTHÉE GÉRARDIN


A Serious man, d'Ethan et Joel Coen
Bad lieutenant: Escale à la Nouvelle Orléans de Werner Herzog
Des hommes et des dieux, de Xavier Beauvois
Fantastic mr fox, de Wes Anderson
Ghost writer, de Roman Polanski
Inception, de Christopher Nolan
Social network, de David Fincher
Shutter island, de Martin Scorsese
Toy story 3, de Lee Unkrich
Tsar de Pavel Lounguine

Peu de grandes découvertes cette année. De Scorsese et Polanski à Fincher et Nolan, cette liste ne contient quasiment que des réalisateurs déjà consacrés, ou en voie de. Vivacité de Pavel Louguine, qui fait son chemin à lui avec Tsar, et surtout présence de l’animation avec Toy Story 3, toujours à éprouver notre capacité d’émerveillement. Les agréables surprises ne m’enlèveront pas l’impression générale de routine. Faute probablement d’avoir su rencontrer certaines œuvres dans les cinémas où elles étaient – ou certains cinémas dans les univers où ils se cachaient (Weerasethakul…).



VINCENT JOURDAN


Cette année encore, mon décrochage d'avec l'actualité est assez patent, au point qu'un éventuel top risque de ressembler à la simple liste des films vus en salle. Pire, je n'ai pas pas de véritable regret, à l'exception de Memory Lane de Mickael Hers. Ça sera pour 2011. Hors du DVD, point de salut, et je profite de l'occasion pour remercier Laurent de Kinok qui me permet, sinon de combler mon retard, du moins de faire de belles découvertes. En tirant quelques cheveux, voici ce qui se dégage de l'an passé :

9 films
Film Socialisme – Jean-Luc Godard
Poetry de Lee Chang-dong
Bruce Springsteen – London calling Live In Hyde Park de Chris Hilson
L'illusionniste de Sylvain Chomet
Lung Boonmee Raluek Chat (Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures) de Apichatpong Weerasethakul.
The ghost writer Roman Polanski
The social network de David Fincher
Nanjing ! Nanjing de Lu Chuan
La nuit des horloges de Jean Rollin

2 reprises
Le grand amour & Yoyo de Pierre Etaix

2 courts
Tulum de Dalibor Matanic,
Donde esta Kim Basinger ? d'Édouard Deluc



JOCELYN MANCHEC



Pour 2010, je ne donnerai qu'un tiercé :
Mammuth (kervern & delépine)
Tournée (amalric)
Rubber (dupieux)


Trois road movies "à la française", entre théorie et humanisme, entre fantastique et ultra-réalisme, entre branchouillerie et bras d'honneur. Drôles, tragiques, émouvants, hénaurmes... vivants.




LUDOVIC MAUBREUIL

Ce qui compte, ce n'est pas d'être hermétique ou mainstream, à la page ou hors-compétition, admiré ou rejeté par l'Elite du goût, ce qui compte ce n'est pas de donner des gages, mais d'aller au bout de sa démarche contre vents et marées et de faire de sa cohérence une arme. Ces dix films m'ont paru les plus cohérents de cette année.

Film Socialisme
(godard)
Raiponce (howard)
Mother (bong joon-ho)
A serious man (coen)
Amer (cattet & forzani)
Mumu (seria)
La comtesse (delpy)
Enter the void (noé)
Crime d'amour (corneau)
Le monde sur le fil (fassbinder)


ANTOINE MOUTON

On pourrait croire ce classement snob. En vérité, les distributeurs le sont encore plus. Il y a en France aujourd’hui un problème. Qu’on ignore James Benning est une chose (quelle salle prendrait le risque de diffuser un film en sept plans, dont le dernier dure une heure ?). Mais Werner Herzog ? Après sa rétrospective à Beaubourg, on pouvait s’attendre à un retour en force sur nos écrans du cinéaste. Mais hormis un Bad Lieutenant décevant, son film produit par David Lynch, avec Willem Dafoe, Chloe Sevigny, Grace Zabriskie et Udo Kier, n’a visiblement inspiré personne. George Romero a également été boudé. Ne parlons pas de Wang Bing, qui depuis A l’ouest des rails, signalé par beaucoup comme un chef d’œuvre, a réalisé 5 films, tous privés de sortie.

Enfin, que dire des Films rêvés d’Eric Pauwels ? Présenté au Festival du Cinéma du Réel, il reçut quelques prix et fit beaucoup parler de lui. Le dvd du film édité par le festival ne cesse d’être en rupture de stock. Mais visiblement les distributeurs s’en fichent.

Une année marquée par la désaffection des salles pour les grands films.


1. Les films rêvés – Eric Pauwels (inédit)
2. Ruhr – James Benning (inédit)
3. My joy – Sergei Loznitsa
4. My son, my son, what have ye done – Werner Herzog (inédit)
5. Mourir comme un homme – Joao Pedro Rodrigues
6. La femme aux cinq éléphants – Vadim Jendreyko
7. Le temps des grâces – Dominique Marchais
8. Le plein pays – Antoine Boutet
9. Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures – Apichatpong Weerasethakul
10. Policier, adjectif – Corneliu Porumboiu




VINCENT ROUSSEL


1er          Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (Woody Allen)
2ème      Oncle Boonmee (Apichatpong Weerasethakul)
3ème      A serious man (Ethan et Joël Coen)
4ème      Film socialisme (Jean-Luc Godard)
5ème      Shutter Island (Martin Scorsese)
6ème      Mother (Bong Joon-Ho)
7ème      Le soldat dieu (Koji Wakamatsu)
8ème      Tournée (Mathieu Amalric)
9ème      The social network (David Fincher)
10ème    Les femmes de mes amis (Hong Sang-Soo)


Pourquoi encore Woody Allen ?

Etablir un classement de ce genre relève toujours de l’exercice de style périlleux et consiste à réunir dans une même liste des œuvres souvent très différentes. Comment choisir, par exemple, dans un éventuel « top 10 » littéraire, entre un roman de Balzac, de Joyce ou une bande dessinée de Trondheim ? Qui sélectionner, dans une catégorie « musique » entre une symphonie de Beethoven et n’importe quel chef-d’œuvre du jazz, du rock ou de la chanson ? Bref, s’agit-il de distinguer les « meilleurs » films ou nos films « préférés » ? On va me dire que je joue sur les mots mais faites votre examen de conscience : l’histoire du cinéma ne regorge t-elle pas de « chefs-d’œuvre » objectifs que vous admirez sans avoir pourtant la moindre envie de les revoir un jour ? (pour ma part, j’admire les monuments de Griffith ou Eisenstein mais il ne me viendrait pas à l’idée de les regarder tous les soirs !)

Alors oui ! Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu est sans doute moins novateur et original que Oncle Boonmee ou Film socialisme et n’a sans doute pas la force de frappe des films de Bong Joon-Ho ou Wakamatsu, ni même le brio des films de Fincher ou des Coen. Et pourtant, quand j’y songe, c’est le seul film que j’aurais pu revoir immédiatement après avoir quitté la salle ou qui aurait pu durer une heure de plus sans que je m’en offusque.

Pour son talent romanesque, sa capacité à faire exister d’emblée des personnages, pour son humour et sa mélancolie, Woody méritait une fois de plus de décrocher la timbale !




EDOUARD SIVIERE

1. BRIGHT STAR (Jane Campion)
2. ONCLE BOONMEE (Apichatpong Weerasethakul)
3. COPIE CONFORME (Abbas Kiarostami)
4. TOY STORY 3 (Lee Unkrich)
5. THE GHOST WRITER (Roman Polanski)
6. POLICIER, ADJECTIF. (Corneliu Porumboiu)
7. A SERIOUS MAN (Joel et Ethan Coen)
8. MYSTÈRES DE LISBONNE (Raoul Ruiz)
9. LOLA (Brillante Mendoza)
10. MOTHER (Bong Joon-ho)


2010, petite année ? Peut-être... Pour le cinéma français, indéniablement. Pour le reste... elle aura surtout été imprévisible, comme rarement. Prenons ici le qualificatif dans son sens le plus positif pour éviter de parler de Fincher, Tavernier, Ozon, Blier, Dolan, Frears, Doillon, Solondz, Kervern/Delépine...
Ainsi donc, que Jane Campion signe un nouveau film magnifique n'était pas gagné d'avance. Il ne suffit pas, d'ailleurs, d'évoquer la pratique de la poésie pour accéder au poème cinématographique (n'est-ce pas Lee Chang-dong ?).
Ma rencontre précédente avec le cinéma d'Apichatpong Weerasethakul ne m'avait pas laissé ébahi mais la beauté d'Oncle Boonmee, l'autre chef-d'œuvre de l'année, s'est imposée à moi avec évidence.
Kiarostami n'aurait pu jouer que les touristes de luxe en Italie, il en est revenu avec une très belle étude sur le couple.
Toy Story 3 m'a emballé et ému au plus haut point alors que je n'avais même pas suivi le deuxième épisode.
Polanski, si l'on passe par-dessus le cas particulier du Pianiste, a réalisé contre toute attente son meilleur film depuis plus de 30 ans...
Corneliu Porumboiu et le cinéma roumain avec lui, continue à épater avec rien.
Les Coen ont signé une fausse œuvre de transition et ajouté une nouvelle pierre angulaire à leur édifice.
Ruiz a fait d'un feuilleton télé un passionnant objet de cinéma.
Mendoza, collant aux basques d'une grand-mère philippine, nous a immergé d'une impressionnante façon dans une cité noyée sous les eaux.
Quant à Bong Joon-ho, il reste sans doute LE cinéaste actuel de l'imprévisible, jusqu'à l'intérieur même de ses scénarios, de ses séquences, de ses plans...




NACHIKETAS WIGNESAN

Mon « Top 10 » de l’année 2010
2010 fut une année sans surprise dans la mesure où la plupart des films qui m’ont interpelé sont le fruit d’auteurs repérés de longue date. Seuls les cinq premiers de la liste sont destinés à rester dans mon Histoire du cinéma… pour les autres, je dirais affectueusement que ce sont de « petits films ».


1. Shutter Island (Martin Scorsese -2h17 -U.S.A.) -Sortie le 24 février 2010.
Carré, classique, efficace, manipulatif, reposant sur un « truc » scénaristique final… Bref, Scorsese -l’ancien- prouve aux petits jeunes que son cinéma peut s’adapter à l’air du temps !


2. Inception (Christopher Nolan -2h28 -U.S.A.) -Sortie le 21 juillet 2010.  
Qu’importe la polémique esthétique engendrée par la fin énigmatique. Elle aura au moins eu le mérite de pousser les plus jeunes à se poser des questions au cinéma et accepter qu’un film puisse recéler un mystère insoluble. Ce que j’en retiendrais sont les moments de flottement extraordinaires, tant dans la narration que dans les scènes où les personnages flottent dans un  temps arrêté. La majorité à loué l’histoire sans accepter qu’Inception est au plus fascinant lorsqu’il accepte de ne plus rien raconter.


3. Mother (Bong Joon-ho -2h10-Corée du Sud) -Sortie le 27 janvier 2010
Il y a un sentiment de rage folle qui habite le personnage de cette mère qui veut sauver son fils qui contamine dès le premier plan le personnage qui doit combattre ses propres sentiments et ses convictions morales.


4. The Social Network (David Fincher -2h00 -U.S.A.) -Sortie le 13 octobre 2010.  
Œuvre très carrée sur la futilité de notre monde.
Enfin ce film rassure sur la renaissance d’un des auteurs américains les plus prometteurs que l’on croyait totalement perdu avec son infantile Benjamin Button !


5. Enter the Void (Gaspar Noé -2h30 -France & Japon) -Sortie le 5 mai 2010.
Rarement un film aussi raté (par moments) aura été plus enthousiasmant ! C’est parce que Noé a pris le risque de faire du cinéma qu’il a frôlé ou plongé dans le ridicule. Quel cinéaste jeune ou aguerri peut-il en dire autant cette année ?


A partir d’ici, les films choisis sont considérablement moins ambitieux mais possèdent des qualités enthousiasmantes.

6. A Serious Man (Frères Coen -1h40 -U.S.A.) -Sortie le 20 janvier 2010.
Une preuve que le meilleur humour doit être désespérant.
7. Buried (Rodrigo Cortés -1h35 -Espagne, U.S.A. & France) -Sortie le 3 novembre 2010.
Un exercice de style, soit… mais avoir du style est de plus en plus rare !
8. Greenberg (Noah Baumbach -1h45 -U.S.A.) -Sortie le 28 avril 2010.
La meilleure scène d’amour de 2010 ! La plus triste aussi…
9. Cyrus (Jay & Mark Duplass -1h32 -U.S.A.) -Sortie le 15 septembre 2010
Tourné comme une comédie cela aurait été un grand succès, les deux réalisateurs ont préféré d’en faire un drame… merci !

10. Toy Story 3 (Lee Unkrich -1h40 -U.S.A.) -Sortie le 14 juillet 2010.
Le pire film d’horreur du monde… si vous avez moins de 10 ans.


P.S. : Toujours pas décidé à propos de Film Socialisme (Jean-Luc Godard) et Scott Pilgrim v.s. The World (Edgar Wright). Arnaque ou chefs d’œuvres ?




 

recherche dans KINOK

sorties cinéma

Bannière

Top 10 / 2010

TOP 10 2010 de la rédaction
Bannière

nouveautés dvd


themesclub.com cms Joomla template
Copyright © 2007 KINOK, webzine cinéma  -  All Rights Reserved. design by themesclub.com
themesclub logo
"); pageTracker._trackPageview(); } catch(err) {}
Who can apply for a loan Payday loans When should you use our payday loans